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Sciences Po Paris : Repaire de matheux.

Une révolution Copernicienne

Il faut que tout change pour que rien ne change !

Cette célèbre réplique du «Guépard », le chef d’œuvre de Visconti avec Claudia Cardinale et Alain Delon inspiré du roman posthume de l’écrivain sicilien Lampedusa, semble particulièrement adaptée à la situation du célèbre Institut d’Études Politiques de la rue Saint-Guillaume : Sciences Po Paris.

En effet, Sciences Po vit en état de révolution quasi-permanente depuis plus d’une dizaine d’années et ceci notamment sous l’impulsion de son ancien directeur Richard Descoings. Ce dernier a su dépoussiérer de manière énergique une institution certes reconnue pour la qualité et la diversité de ses enseignements, mais en perte de vitesse et peu perméable au changement.

Descoings a compris qu’il était impératif d’adapter l’école aux nouveaux enjeux de la mondialisation et de l’évolution de l’économie mondiale, notamment par le biais de son recrutement mais aussi de ses enseignements.

Même pour le concours d'entrée en 1ère année au Collège Universitaire tout a changé depuis 4 ans.

Désormais il existe une Épreuve de Mathématiques que l'on peut choisir en option... et qui peut rapporter gros ! Les candidats matheux issus des séries S et ES et notamment ceux qui ont choisi Spé Maths ont tout en main pour espérer décrocher le fameux sésame et intégrer l’IEP.

Mieux que ça, ils sont les mieux armés pour préparer et réussir le concours. En effet, les candidats de Term. S et de Term. ES (spécialité mathématiques) peuvent exceller au concours en choisissant les Maths en option.

En effet, les matières "littéraires" sont nettement plus sujettes à la subjectivité que les matières dites "scientifiques". Il est donc plus rentable de présenter ces épreuves : plus facile d'avoir 20 en maths qu'en histoire !

Comme le dit un professeur de maths en Prépa à Louis le Grand : «avec les mathématiques, il n'y a pas matière à discussion. Vous avez la solution du problème rédigée avec rigueur ou vous ne l’avez pas, ce n’est pas une question de point de vue».

Les correcteurs de cette épreuve à Sciences Po sont très à cheval sur la rigueur rédactionnelle permettant d'arriver à la bonne réponse.

Comment s'y prendre alors ?

Tout d'abord comme le dit un ami qui a été major à l'X : «c'est pendant que les autres dorment que l'on créé la différence...»

Ainsi, tout doit commencer l'été avant la rentrée en Terminale. Et se poursuivre pendant tous les week-end de septembre à février : et oui le concours a lieu en février de l'année de votre baccalauréat.

L'épreuve de mathématiques est l'une des 3 options que vous pouvez choisir. Elle est composée d'un problème et d'un vrai-faux avec justification.

Le programme de révision correspond à celui de la 1ère S, ainsi que de la Terminale S (Obligatoire). Les nombres complexes ne sont pas au programme. Pour optimiser cette épreuve, vous devez faire un maximum d'exercices en portant une attention particulière à la rigueur rédactionnelle, élément indispensable à l'appréciation d'une bonne copie.

Pour les exercices à faire, suivre les conseils indiqués sur ce lien. Et surtout respectez la rédaction figurant dans les sujets corrigés du bac ainsi que celle des corrections des épreuves mathématiques du concours d’entrée au Collège Universitaire de Sciences Po.

Le sujet est unique pour les 5 IEP rattachés à celui de Paris à savoir : Sciences Po Dijon, Sciences Po Le Havre, Sciences Po Menton, Sciences Po Poitiers et Sciences Po Reims.

Le programme exact : http://www.sciencespo.fr/admissions/fr/content/lepreuve-option

Pour les sujets et les corrections hyper détaillées : Freemaths vous propose gratuitement tous les corrigés de l'épreuve de mathématiques du concours au Collège Universitaire ainsi que tous les sujets et corrigés du bac, S et ES.

En bref, vous devez faire le programme de maths du bac, mais pour le mois de février !!!

En vous y prenant dès la fin juillet et avec l'aide de Freemaths, c'est de la balle !!!

Ces différents conseils doivent être encore plus suivi à la lettre par ceux qui désirent intégrer un "double cursus" : SMASS (avec Paris I - Sorbonne) ou SCUBE (avec Pierre et Marie Curie). Ces deux double cursus sont EXCELLENTS, Reco ...

En effet, c'est dans leurs intérêts de choisir impérativement l'option Mathématiques.

En conclusion, les possibilités offertes par Sciences Po sont tout simplement inégalées par les autres grandes écoles de commerce accessibles via les CPGE.

Choisir et réussir l’épreuve de maths peut donc se révéler une opération particulièrement rentable pour tous les étudiants, qui auront travaillé dur en amont sur les corrigés du bac et notamment sur les thèmes : suites et démonstration par récurrence, fonctions et intégrales, probas discrètes, probas à densité et aussi dérivées et limites.

Marc Antoine T.

APB : Un gros bug...

Cela avait été annoncé, prédit, scénarisé depuis longtemps, c’était juste une question de temps. Nous avons assisté lors de l’été 2017 à l’implosion du système d’admission post bac (APB) tel que nous le connaissions.

A la fin des années 80, Eric Charden squattait le sommet du Top 50 avec son fameux Tube « L’été sera chaud », 37 ans plus tard ce refrain est plus que jamais d’actualité.

Au mois de juillet 2017, pendant que la France assistait pétrifiée au ravage d’une partie de son littoral par des incendies criminels à répétions, un autre incendie tout aussi dévastateur mais en apparence plus silencieux consumait les esprits de milliers de lycéens français inquiets pour leur avenir.

L’histoire semblait pourtant se dérouler sans accroc. Les lycéens notamment des séries S et ES s’étaient cloitrés dans leurs chambres toute l’année pour réviser les fameuses annales du bac, et plus particulièrement, en mathématiques.

L’objectif était clair : réussir son bacho !

Les sujets de réjouissance ne manquaient pas pour les T.S comme les T.ES, pas de jaloux : suites, fonctions, intégrales, probas, nombres complexes, géométrie, matrices, arithmétique, pas d’inquiétude il y en aura pour tout le monde. Obligatoire et SPÉ Maths.

Certains élèves de Terminales S et ES multipliaient les sujets d’annales du bac en maths en ayant déjà en tête l’après bac à savoir notamment l’Université, les Prépas et les Grandes Écoles voire pour certains un IEP comme Sciences Po Paris. En effet, et nous y reviendrons prochainement dans un futur article : la vénérable institution de la rue Saint Guillaume ne cesse de surprendre et d’élargir le profil de ses étudiants en ayant mis en place depuis 2013, une Épreuve de Mathématiques pour intégrer le Collège Universitaire de Sciences Po Paris.

Plus l’échéance du baccalauréat se rapprochait, plus le stress augmentait et plus les élèves, particulièrement ceux de « Spé Maths » S et ES, délaissaient les réseaux sociaux pour consulter les corrigés des Sujets du Bac en maths des années précédentes. Avec le site internet www.freemaths.fr, cela est possible de le faire gratuitement et sans même s’inscrire, pas de risque de spammage intempestif…

Les dernières semaines s’étalant de début mai à fin juin sont déjà particulièrement chargées pour nos compatriotes et particulièrement les afficionados de sport : Roland Garros, suspens sur le podium de Ligue 1, Grand Prix de Formule 1, Euro ou Coupe du Monde en fonction des années sans parler du planning des barbecues à organiser pour profiter des premières journées chaudes et ensoleillées.

Bref, il y a plus nettement mieux à faire à priori que passer ses après-midi à travailler les probabilités ou les dérivées quand bien même on a eu la bonne idée de choisir la spécialité Mathématiques en terminale.

Les années passent, les priorités changent.

Mi-juillet, l’heure de vérité enfin, des milliers de lycéens se sont vus récompensés de leurs efforts et leurs sacrifices et ont pu annoncer fièrement « Ca y est moi aussi j’ai mon bac !! »

Mais pour beaucoup d’entre eux la fête fut de courte durée et l’été fut meurtrier. En effet, à peine le temps de se remettre des cuites qui se sont enchaînées pour célébrer l’événement que déjà se profilait une gueule de bois d’un tout autre type à l’horizon.

Au mois de juillet 2017, de nombreux bacheliers qui avaient formulés en ligne leurs vœux dans les mois précédents se sont retrouvés sans affectation pour l’année universitaire 2017-2018.

Après un été cauchemardesque à consulter la plateforme en ligne en espérant une décision d’affectation, on a expliqué à tous ceux qui avaient eu le malheur de croire que le baccalauréat ouvrait automatiquement les portes de l’enseignement supérieur, que le système était saturé et qu’il était désormais question d’attribution sur tirage au sort.

Si on souhaitait abolir définitivement aux yeux d’une génération entière des valeurs comme le goût de l’effort et l’accomplissement par le travail, on ne pouvait pas s’y prendre de plus belle manière.

Pourquoi faire tant de compromis et de sacrifices pour réussir ses études supérieures puisqu’il ne suffit plus désormais que d’avoir de la chance au tirage comme à la loterie ?

Le gouvernement a promis une réforme en profondeur du système mais le mal est fait. Il y a fort à parier que la génération des bacheliers 2017 ne se remettra jamais totalement de ce traumatisme et nourrira une rancune tenace envers un système et par extension des institutions et des organisations politiques toutes couleurs confondues qui n’ont eu de cesse de repousser le problème sans jamais avoir le courage de l’affronter.

Le système APB a sombré et a gâché de façon irrémédiable pour toute une génération, ce que leurs parents leur avaient promis depuis l’enfance comme un des meilleurs moments de leur vie : l’été du bac.

En espérant que le nouveau système mis en place "PARCOURSUP" soit plus efficace.
 

Marc Antoine T.